
Le 15 novembre 2026 marque la fin de la tolérance pour les anciens formats de virement bancaire. Passé cette date, les paiements SEPA, de trésorerie et internationaux devront transmettre l’adresse de leurs bénéficiaires dans un format structuré, sous peine de retards de traitement ou de rejets purs et simples par les banques. Cette évolution porte un nom, l’ISO 20022, une norme internationale portée par le G20, la banque centrale européenne et SWIFT, dont le déploiement est déjà engagé depuis plusieurs années.
Pour une PME industrielle ou commerciale qui pilote sa trésorerie depuis un ERP sur IBMi, l’enjeu est simple à formuler : son système saura-t-il produire des virements conformes le moment venu ?
Ce qui change, et à partir de quand ?
l’ISO 20022 n’est pas un projet en préparation, c’est une bascule déjà largement engagée. Porté par les pays du G20, la banque centrale européenne et SWIFT, ce standard international remplace progressivement les anciens formats de messagerie bancaire par un format XML, plus riche et plus structuré. Les paiements de gros montant l’utilisent depuis 2023, et depuis le 22 novembre 2025, les virements internationaux traités par les correspondants bancaires fonctionnent eux aussi exclusivement selon ce nouveau format.
La date qui doit retenir votre attention est celle du 15 novembre 2026. C’est la fin de la tolérance pour les formats non structurés sur l’ensemble des virements SEPA, de trésorerie et internationaux. Passé cette échéance, un virement dont les données ne respectent pas le nouveau formalisme s’expose à un retard de traitement, voire à un rejet pur et simple par la banque destinataire.
Pourquoi une simple adresse peut désormais bloquer un virement ?
Le cœur technique de la réforme, c’est la structuration des adresses des donneurs d’ordre et de leurs contreparties. Jusqu’à présent, une adresse pouvait être transmise dans un champ de texte libre, sans contrainte de forme. Avec l’ISO 20022, les messages de paiement doivent identifier séparément le code pays et la ville de chaque tiers, au minimum. Un format intermédiaire dit hybride a été introduit pour faciliter la transition, disponible depuis octobre 2025 pour les paiements SEPA, mais il ne dispense pas de préparer la structuration complète des données à moyen terme.
Les exigences ne sont pas les mêmes selon le type de flux. Pour un virement SEPA, l’adresse du donneur d’ordre devient obligatoire dès qu’un tiers se trouve hors de l’espace économique européen, la version technique de référence étant le message pain.001.001.09. Pour un virement international, les adresses du donneur d’ordre et du bénéficiaire sont toutes les deux exigées, et l’ancien format CFONB 320, encore utilisé pour ce type de flux, n’est plus maintenu par le CFONB depuis janvier 2026. Pour les virements de trésorerie au format CFONB160, le support restera assuré après l’échéance, mais son incapacité à structurer les coordonnées géographiques rend la migration vers le pain.001.001.09 fortement recommandée.
Ce que votre ERP doit être capable de faire.
Concrètement, un ERP prêt pour cette échéance doit remplir trois conditions. Il doit d’abord collecter et structurer les données d’adresse de vos fournisseurs et de vos partenaires, tiers par tiers, ce qui suppose souvent une mise à jour méthodique de vos bases de données existantes. Il doit ensuite être capable de générer des ordres de virement au format pain.001.001.09, quel que soit le type de flux concerné. Il doit enfin intégrer sans perte les relevés bancaires renvoyés dans les nouveaux formats camt, pour que le rapprochement comptable continue de fonctionner sans ressaisie manuelle.
C’est un chantier qui touche directement votre module finance et comptabilité, et qui s’ajoute à un calendrier réglementaire déjà chargé. Nous évoquions récemment un autre chantier structurant pour les ERP sur IBMi, celui de la facturation électronique 2026. Les deux réformes partagent la même logique : des flux financiers qui basculent vers des formats structurés et normés, et un système de gestion qui doit être capable de les produire, de les lire et de les archiver sans rupture pour vos équipes.
Anticiper plutôt que subir un rejet de virement.
La bonne nouvelle, c’est que cette évolution ne remet pas en cause la pertinence d’un ERP sur IBMi. Sa robustesse et sa capacité à traiter des volumes de données importants en font une base solide pour absorber ce type de changement, à condition que les développements nécessaires soient anticipés plutôt que traités dans l’urgence à quelques semaines de l’échéance.
Un audit simple permet d’y voir clair : vos bases tiers contiennent-elles des adresses exploitables au format structuré ? Votre ERP sait-il déjà générer un message pain.001.001.09 ? Vos processus de trésorerie sont-ils prêts à absorber ce changement de format sans multiplier les traitements manuels ? Ce sont ces questions que nous traitons avec les entreprises que nous accompagnons, en évaluant précisément ce qui doit évoluer dans leur environnement existant.
Vous vous demandez si votre ERP sera prêt à générer des virements conformes avant le 15 novembre 2026 ? Faisons le point ensemble sur la conformité de votre environnement IBMi.
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