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Editeur et Intégrateur ERP

Pénurie de compétences RPG/IBMi : comment sécuriser votre ERP avant le départ du dernier expert

Employé travaillant sur ordinateur dans un bureau moderne, illustrant l’optimisation de la gestion des PME avec un ERP

 

 

Beaucoup de PME industrielles et commerciales exploitent depuis quinze, vingt, parfois trente ans un ERP qui tourne sous IBMi, enrichi au fil du temps de développements RPG maison. Ces développements font tout le sel du système d’information : des règles métier ultra spécifiques, construites année après année par une ou deux personnes qui connaissent le code par cœur. Le problème n’est pas la plateforme : IBMi reste l’un des systèmes d’exploitation les plus robustes et les plus stables du marché, capable d’encaisser des décennies d’usage intensif sans faiblir. Le problème, c’est que ces experts partent progressivement à la retraite, et que peu d’entreprises ont réellement anticipé leur remplacement.

 

 

Une pénurie désormais reconnue comme la priorité numéro un de l’écosystème IBMi

 

Le constat n’a plus rien d’anecdotique. D’après l’IBM i Marketplace Survey, une enquête de référence menée chaque année auprès des utilisateurs de la plateforme dans le monde, la pénurie de compétences IBMi est devenue en 2026 la préoccupation numéro un des entreprises qui exploitent ce système, devançant pour la première fois depuis près de dix ans le sujet de la cybersécurité. Une large majorité des spécialistes IBMi ont aujourd’hui plus de 50 ans, et beaucoup sont déjà partis ou proches du départ à la retraite. Conséquence directe : 69 % des entreprises interrogées déclarent la compétence IBMi comme un souci majeur pour leur activité.

 

Deux phénomènes distincts se combinent et s’aggravent chaque année.

 

Le premier est démographique. Une génération de développeurs RPG, souvent formés sur le tas dans les années 1990 et 2000, arrive en fin de carrière. Elle part avec une connaissance non documentée du système : pourquoi tel programme fonctionne de telle manière, pourquoi telle exception a été codée en dur il y a douze ans pour un client précis, pourquoi il ne faut surtout pas toucher à tel traitement batch sans casser trois autres processus en aval. Cette mémoire vive de l’ERP ne se transmet pas automatiquement. Elle part avec la personne, sauf si l’entreprise a organisé sa transmission en amont.

 

Le second est structurel. La filière de formation s’est largement désintéressée du sujet. Les lycées professionnels, les BUT informatique, les écoles du numérique n’enseignent quasiment plus RPG ni IBMi, alors même que ce système d’exploitation continue de faire tourner une part significative des ERP des PME industrielles et commerciales françaises. Les jeunes diplômés découvrent l’environnement, quand ils le découvrent, uniquement en arrivant en poste, sans base théorique préalable. Résultat : les entreprises qui recrutent sur ce profil se retrouvent avec un vivier de candidats très restreint, souvent des indépendants ou des profils seniors qui négocient leurs conditions en position de force, faute d’alternative sur le marché.

 

Un troisième facteur, plus récent, mérite d’être surveillé : l’essor de l’intelligence artificielle réduit les embauches de profils juniors dans l’ensemble du secteur informatique, plusieurs cabinets de conseil en ressources humaines évoquant une part significative d’entreprises prêtes à remplacer des postes d’entrée de carrière par de l’IA. Pour un écosystème déjà en déficit de nouveaux talents comme IBMi, ce ralentissement du renouvellement naturel est un signal à ne pas négliger.

 

 

Ce que ce risque change concrètement pour une PME

 

Le risque n’est pas seulement un risque RH classique de recrutement difficile. C’est un risque direct de continuité d’activité. Un ERP sous IBMi enrichi de développements maison qui repose sur une seule personne constitue un point de défaillance unique : en cas de départ à la retraite, d’arrêt maladie prolongé ou de rupture de contrat avec un prestataire, plus personne n’est capable de faire évoluer, de corriger, ni même de comprendre pleinement certains pans du système.

 

Les conséquences se manifestent rapidement. Les délais de correction en cas d’incident s’allongent, parfois de manière critique quand un traitement de production tombe en panne un jour où l’unique expert est absent. Les évolutions réglementaires qui s’imposent à toutes les entreprises, qu’il s’agisse de la facturation électronique, de la norme ISO 20022 sur les virements bancaires, ou des exigences croissantes de cybersécurité, deviennent plus difficiles et plus coûteuses à absorber dans les délais impartis. Et quand il faut recruter en urgence un remplaçant, le coût explose littéralement, sur un marché où l’offre de compétences RPG confirmées reste très inférieure à la demande.

 

Il faut néanmoins nuancer un point souvent mal compris : la pénurie ne se traduit pas par une avalanche d’offres d’emploi massives et visibles. Les équipes IBMi sont historiquement de petite taille, souvent trois à cinq personnes, et les entreprises recrutent au fil des départs plutôt que par vagues. Beaucoup retardent aussi leurs projets de modernisation ou externalisent ponctuellement plutôt que de recruter dans l’urgence. Le besoin est donc réel, mais diffus, ce qui explique pourquoi le sujet reste sous-estimé dans beaucoup de PME jusqu’au jour où le problème devient concret.

 

 

Anticiper plutôt que subir : les leviers qui fonctionnent réellement

 

La bonne nouvelle, c’est que ce risque se traite avec de l’anticipation plutôt qu’avec de la précipitation le jour où il est déjà trop tard. Plusieurs leviers existent, à combiner selon la taille et les moyens de chaque entreprise.

 

 

Documenter l’existant, même partiellement

 

Un audit du code RPG en place, même limité aux programmes les plus critiques pour l’activité, permet de transformer une connaissance qui n’existait jusque là que dans une seule tête en une documentation exploitable par d’autres personnes, présentes ou futures. C’est souvent la première étape, la moins coûteuse, et celle qui rapporte le plus vite en cas de coup dur.

 

 

Former en interne, tôt, plutôt que d’attendre le départ annoncé d’un expert.

 

C’est un levier trop souvent sous-estimé, alors qu’il change réellement la donne, et la France dispose sur ce point d’un atout que peu d’entreprises exploitent pleinement. Des dispositifs comme la POEI (préparation opérationnelle à l’emploi individuelle) permettent de financer la formation d’un candidat avant son embauche, pour combler précisément un écart de compétences sur un métier en tension comme le développement RPG. Combinés à l’alternance et à l’offre de formation professionnelle portée par les OPCO, ces mécanismes donnent aux entreprises françaises une vraie capacité à former rapidement de nouveaux profils, plutôt qu’à attendre un candidat idéal qui n’existe pas sur le marché.

 

Chez Eurêka Solutions, chaque développeur qui nous rejoint suit dès son arrivée une formation dédiée au développement RPG de nos logiciels, précisément parce que nous constatons chaque jour, au contact de nos clients, à quel point compter uniquement sur le marché externe pour recruter un profil RPG confirmé est devenu risqué. Cette approche nous permet de construire des compétences directement alignées sur nos solutions et sur les besoins réels de nos clients, sans dépendre uniquement d’un vivier de candidats externes de plus en plus restreint.

 

 

S’appuyer sur un éditeur qui maintient la plateforme dans la durée.

 

Travailler avec un éditeur intégrateur qui connaît intimement l’environnement IBMi, et qui peut absorber une partie de la maintenance ou de l’évolution du système, réduit mécaniquement la dépendance de l’entreprise à une seule personne en interne. C’est aussi un moyen de sécuriser la continuité même en cas de mouvement de personnel côté client.

 

 

Moderniser progressivement, sans tout casser

 

Ouvrir l’ERP sous IBMi à des interfaces plus modernes, à des outils de développement plus accessibles et à des langages complémentaires permet d’élargir le vivier de profils capables d’intervenir sur le système, sans sacrifier la robustesse et la stabilité qui ont fait le succès de cette plateforme depuis des décennies. Cette modernisation progressive rend aussi le poste plus attractif pour de jeunes développeurs, qui hésitent parfois à se spécialiser sur un environnement perçu, à tort, comme figé dans le temps.

 

Ce qu’il faut retenir

 

La robustesse technique d’IBMi n’a jamais été remise en cause, et rien n’indique que la plateforme soit menacée à court ou moyen terme. Ce qui se joue aujourd’hui pour les PME industrielles et commerciales, c’est la capacité à transmettre ce qui a été patiemment construit au fil des années, avant que cette mémoire ne parte à la retraite avec son dernier détenteur. Attendre le départ annoncé d’un expert pour s’en préoccuper, c’est prendre le risque de le faire dans l’urgence, avec un coût et un niveau de stress bien plus élevés que si la transmission avait été anticipée des mois, voire des années à l’avance.

 

Chez Eurêka Solutions, nous accompagnons les PME industrielles et commerciales dans la maintenance, l’évolution et la modernisation progressive de leur ERP sous IBMi, avec une équipe formée dès son arrivée au développement RPG de nos logiciels, pour garantir à nos clients une continuité de compétences sur laquelle ils peuvent réellement s’appuyer.

 

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