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Un matin, les équipes d’une PME industrielle arrivent au travail et ne peuvent plus accéder à rien. Postes de travail bloqués, serveurs chiffrés, outils paralysés. Un ransomware a tout verrouillé pendant la nuit. Tout, sauf l’IBMi. La production a pu continuer à tourner partiellement grâce aux données restées intactes sur cet environnement. Sans lui, c’était l’arrêt total.
Ce client, c’est l’un des nôtres. Et cette situation, de plus en plus de PME industrielles la vivent ou frôlent de la vivre. Selon le Baromètre Konica Minolta de la sérénité numérique 2025, 48 % des PME industrielles se trouvent dans une situation particulièrement exposée, voire critique. Et selon une étude Orange Cyberdefense, deux PME françaises sur trois ont subi une cyberattaque en 2025. Les certitudes habituelles (« on est trop petits », « on a un antivirus ») ne tiennent plus. La menace est réelle, et elle cible précisément des entreprises comme la vôtre.

Des attaques de plus en plus ciblées sur l’industrie
La transformation numérique des PME industrielles s’est accélérée ces dernières années : adoption des ERP, connectivité des machines, dématérialisation des processus métier. Cette évolution est nécessaire. Elle crée aussi une surface d’attaque plus large, que les cybercriminels savent parfaitement exploiter.
L’accélération rapide de la numérisation s’accompagne d’une explosion des cyberattaques : exploitation de failles, identifiants volés, et attaques dites « malware-free » qui contournent les antivirus classiques. Le phishing reste le vecteur d’entrée dominant, désormais amplifié par l’intelligence artificielle générative qui rend les tentatives d’hameçonnage beaucoup plus crédibles et difficiles à détecter pour un collaborateur non formé.
Le ransomware, lui, est moins fréquent en volume mais représente les dommages les plus lourds : paralysie totale de la production, impossibilité d’accéder aux données clients ou fournisseurs, rançon exigée en cryptomonnaie. Selon le panorama de la cybermenace 2024 publié par l’ANSSI, 4 386 événements de sécurité ont été traités en France en 2024, soit une hausse de 15 % en un an. Et une cyberattaque augmente de 50 % le risque de défaillance d’une entreprise dans les six mois suivants. Pour une PME dont les marges sont serrées, ce n’est pas une statistique abstraite. C’est une menace de fermeture.
Le piège de la fausse protection
Beaucoup de dirigeants s’appuient sur des dispositifs de base en pensant être correctement protégés. Cette contradiction est bien documentée : 61 % des TPE/PME s’estiment faiblement protégées malgré leurs équipements. Confondre « disposer d’outils » avec « être protégé » est l’un des pièges les plus courants, comme le relève Cybermalveillance.gouv.fr dans son baromètre national 2025.
Un antivirus ne protège pas contre une tentative de phishing bien construite. Un pare-feu ne suffit pas face à un accès distant mal sécurisé. Et 72 % des TPE-PME ne comptent aucun salarié dédié à la cybersécurité, ce qui signifie que personne dans l’entreprise n’a la responsabilité formelle de surveiller, mettre à jour et tester les défenses en place.
À cela s’ajoute un vrai problème de budget. Moins de 2 000 euros par an sont consacrés à la cybersécurité par les trois quarts des PME françaises. Pour donner un ordre de grandeur : une période d’inactivité due à une cyberattaque coûte en moyenne 53 000 dollars par heure aux entreprises touchées. L’écart entre l’investissement consenti et le coût réel d’un incident est saisissant.
L’environnement de gestion : un actif stratégique à protéger en priorité
Dans une PME industrielle, le système ERP est le coeur du réacteur. Il concentre les données de production, la comptabilité, les commandes clients, les flux fournisseurs. C’est précisément ce qui en fait une cible prioritaire pour les attaquants. Et plus l’ERP est connecté à des outils tiers, plus les points d’entrée potentiels se multiplient.
Ce que nous observons sur le terrain le confirme. L’un de nos clients industriels a subi une attaque par ransomware qui a chiffré l’ensemble de son système d’information. Postes de travail, serveurs Windows, outils bureautiques : tout était paralysé. Seules les données hébergées sur l’IBMi sont restées intactes et accessibles. L’activité a pu continuer à tourner, au moins partiellement, le temps de reconstruire le reste de l’infrastructure. Sans cet environnement, c’était l’arrêt total.
Ce n’est pas un hasard. L’IBMi repose sur une architecture fondamentalement différente des environnements Windows ou Linux : isolation native des objets, gestion fine des profils utilisateurs, journalisation des accès, cloisonnement des données. Un ransomware conçu pour chiffrer des systèmes de fichiers classiques ne sait tout simplement pas quoi faire d’un environnement IBMi. Ce n’est pas l’invulnérabilité, mais c’est une résistance structurelle que peu de plateformes peuvent revendiquer.
La solution industrie que nous proposons intègre ces enjeux dès la conception, avec des paramétrages adaptés aux contraintes des PME manufacturières.
Ce que les PME industrielles doivent mettre en place
La bonne nouvelle, c’est que des mesures concrètes existent et ne nécessitent pas des budgets de grand groupe pour être efficaces.
La gestion des accès est souvent le premier chantier à traiter : comptes utilisateurs individuels, droits limités au strict nécessaire, suppression immédiate des accès en cas de départ. L’authentification à double facteur (2FA) doit être généralisée sur tous les outils sensibles. Sur un environnement IBMi, cette gestion des accès peut aller beaucoup plus loin que sur des systèmes classiques. Notre outil Eureka System Status (ESS) permet de surveiller en temps réel l’état du système, de détecter des comportements anormaux et d’avoir une visibilité complète sur ce qui se passe dans votre environnement de gestion. C’est le premier niveau de vigilance active, sans avoir besoin d’une équipe dédiée à la cybersécurité.
La sauvegarde régulière des données, sur des supports déconnectés du réseau principal, reste une protection essentielle contre le ransomware. En cas d’attaque, c’est ce qui permet de redémarrer l’activité sans payer de rançon. Notre solution Eureka Network Storage (ENS) répond précisément à cet enjeu : elle sécurise et centralise le stockage sur IBMi, avec une architecture pensée pour résister aux scénarios d’attaque les plus courants. C’est exactement ce type de dispositif qui a permis à notre client de ne pas tout perdre.
La formation des équipes est sans doute le levier le plus sous-estimé. Le manque de connaissances des salariés en matière de cybersécurité facilite grandement les attaques, comme le rappelle le guide pratique de Cybermalveillance.gouv.fr à destination des dirigeants de TPE-PME. Un collaborateur capable de reconnaître un email suspect vaut mieux que trois logiciels de sécurité supplémentaires. Nos formations IBMi et LDPRX incluent des modules sur la sécurité système, directement applicables dans votre environnement.
Enfin, la mise à jour régulière des systèmes et logiciels ferme les failles connues que les attaquants s’empressent d’exploiter dès leur publication. La plateforme MesServicesCyber de l’ANSSI propose des ressources gratuites pour accompagner cette démarche, quel que soit le niveau de maturité de votre entreprise.
La cybersécurité comme enjeu de continuité d’activité
Le coût global de la cybercriminalité est estimé à plus de 100 milliards d’euros pour les entreprises françaises en 2024. Ce chiffre englobe les rançons payées, les coûts de remédiation, les pertes de contrats, les pénalités réglementaires et les atteintes à la réputation.
La directive NIS2 va également imposer des exigences de sécurité accrues à un périmètre d’entreprises élargi, y compris dans la chaîne de sous-traitance industrielle. Pour les PME industrielles, conformité réglementaire et cybersécurité deviennent liées : être en mesure de répondre aux questions de vos clients et partenaires sur votre niveau de protection deviendra un critère de sélection. C’est d’ailleurs un sujet étroitement lié à celui de la facturation électronique et de la conformité de votre ERP, dans un contexte où la dématérialisation des flux impose de sécuriser davantage les accès et les échanges de données.
Revenons à notre client industriel un instant. Quand le ransomware a frappé, il n’avait pas prévu d’être attaqué ce jour-là. Personne ne le prévoit jamais. Ce qui a fait la différence, c’est l’environnement sur lequel reposaient ses données critiques, et les outils en place pour les protéger. La cybersécurité n’est pas une question de taille d’entreprise. C’est une question de préparation.
Vous souhaitez évaluer la sécurité de votre environnement IBMi ou faire le point sur les bonnes pratiques à mettre en place ?
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